3 signes qu’on est dans une relation toxique

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Concept très répandu, parfois mal compris, parfois mal interprété, il est pourtant indispensable de savoir reconnaitre quand nous sommes dans une relation toxique. Ces relations ne s’arrêtent pas qu’à la vie de couple, elles peuvent également se manifester dans les relations amicales, professionnelles ou encore familiales. Voyons ça !


De nombreux signaux peuvent nous indiquer que nous sommes dans ce type de relation. Aujourd’hui, j’ai envie de t’en partager trois qui me semblent être les plus connues/répandues.

Les signes

Le passif-agressif

Un comportement passif-agressif est un comportement qui exprime de l’hostilité, mais sans que cela soit ouvertement dit ou assumé. Cela vient généralement de personne qui tente d’éviter les réactions négatives de son interlocuteur, et donc de garder l’image d’une bonne personne.

Par exemple, une personne passive-agressive dans une soirée pourra lancer des piques à une autre personne tout en prétextant que c’est de l’humour. En réalité, la personne exprime ce qu’elle pense, mais pour éviter toutes représailles, se cache derrière le prétexte que c’est une plaisanterie. Pire, elle pourra vous rabaisser davantage en disant que, si vous vous offusquez, c’est que vous n’avez aucun humour.

Encore une fois, il faut savoir faire la part des choses dans ce genre de situation. Nous avons tous dans notre entourage des amis proches avec qui on se jette des piques pour plaisanter, mais deux choses diffèrent d’une relation passive-agressive :

  • La réciprocité : On se lance des piques l’un l’autre, il y a une forme d’équilibre. Le but n’est donc pas de se mettre en position haute par rapport à l’autre, mais de se charrier.
  • Le commun accord : Même si ce n’est pas explicitement dit, les deux personnes savent ce qu’il en est de leur relation. Ils savent qu’ils plaisantent entre eux et que c’est un jeu. Et ils s’en amusent tous les deux, et sont capables de se parler lorsqu’un des deux dépasse les limites.
Une jalousie excessive

La jalousie peut être vue comme la manifestation de l’importance qu’une personne donne à une autre personne. Pour faire simple, elle pourrait dire « mais c’est parce que je t’aime trop que je suis jaloux ». Même si il est vrai que la jalousie découle en partie de la peur de perdre quelqu’un, elle est, dans les cas extrêmes, surtout le signe que la personne essaie de tout contrôler car elle nous considère comme SA propriété. D’où des termes comme « C’est MON copain » ou « c’est MA meilleure amie ».

Précisons que la jalousie est un sentiment que nous sommes tous amené à ressentir, mais de manière beaucoup plus mesurée. D’où le fait de bien faire la distinction entre « jalousie » et « jalousie excessive ». Dans tous les cas, il faut essayer d’en parler avec son partenaire, car la communication est la base de toute relation saine.

La codépendance

La codépendance est une relation où une personne va mettre en priorité les besoins de son partenaire, au dépend des siens. A ses yeux, son partenaire est plus important qu’elle.

Par exemple, la relation de codépendance type serait une personne A ne faisant rien de ses journées, se laissant aller, et une personne B qui s’occupe de tout sans avoir de réel retour positif. D’une part, A est dépendant de B, de par les soins qu’il lui procure. D’autre part, B est dépendant de A, car il fait cela pour lui plaire, ou au moins ne pas lui déplaire. A est en position haute, B en position basse, avec une faible estime d’elle-même puisqu’elle met sa vie de coté pour satisfaire A.

Il est cependant important de noter que la personne qui prend soin de l’autre y trouve en quelque sorte son compte également, puisqu’elle se sent utile et du coup importante pour quelqu’un.

Cela traduit généralement un problème de confiance en soi et d’estime de soi. Donc en toute logique, pour éviter de tomber dans la codépendance, un travail sur son estime de soi ne peut être que bénéfique !

Il est important de noter encore une fois qu’il y a des nuances à percevoir. Si on prend l’exemple d’une mère et de son enfant, ce dernier est effectivement dépendant de sa maman, du moins en étant bébé. Il ne peut ni se nourrir, ni se déplacer seul, ses besoins de base doivent donc lui être procurés par ses parents. Cette situation deviendrait une relation de codépendance si le parent mettait ses propres besoins de coté, au point que cela pourrait porter préjudice à l’enfant ! Dans des cas extrêmes, cela pourrait aller jusqu’à empêcher l’enfant, une fois plus grand, de sortir de la maison. Le parent serait devenu dépendant de l’attention de ce dernier, et le rendrait même dépendant en retour, en ne lui apprenant pas à se débrouiller par lui-même.

Quelques petites précisions

Comme dit plus haut, il existe une multitude de signaux montrant que nous sommes dans une relation toxique. Il est important de noter que celle-ci ne remplit pas forcément toutes les cases.

De même, ce n’est pas forcément non plus quelque chose de volontaire de la part de l’autre personne. Par exemple une relation de codépendance peut se manifester avec le temps, et il ne faut pas oublier que nous faisons partie de cette relation. Cela veut dire que nous avons le pouvoir de changer cela. Il est donc important de communiquer sur la situation afin d’essayer dans un premier temps de sauver la relation. Et si cela n’est pas possible, il est toujours temps de prendre ses distances et d’y mettre fin.

À vous maintenant !

Prenez quelques minutes pour penser aux relations que vous entretenez avec votre entourage. Y en a-t-il une qui vous sape le moral? Vous fait douter de vous? Est-ce que vous reconnaissez certains des signaux cités plus haut?

Si c’est le cas, et si cela est possible, communiquer avec cette personne sur votre relation. N’hésitez pas à mettre en pratique des techniques de communication non-violente, comme savoir dire non. Promis nous en verrons d’autres dans les prochaines semaines !

En attendant, prenez soin de vous, et entourez vous des bonnes personnes 😉

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